
Malaisie
L’esprit malin
Et le petit garçon qui écrasait les papillons
Fond de muezzin
Tout d’abord la jungle
Dense profonde bleu et ses milliers de fourmis
En quêtes.
Ses arbres qui conversent avec les étoiles
Et au creux, toutes choses qui me voient que je ne perçois pas. Un bruit silencieux chant de sirène m’émerveille, m’émeut, m’envoûte.
Attention.
La route se poursuit et des milliers de caoutchoucs… milliers de forêts de caoutchoucs… plantations… milliers de forêts de plantations …
En ma Laisie, je suis à la recherche du conte et ici, personne n’oublie l’Histoire. Croire est de rigueur sur divers chemins. Et chaque chemin amène à la maison-jardin.
Dehors est dedans, dedans est dehors.
Ouvert sur le monde, le jardin malais est ordonné suivant la cosmogonie. On y trouve tout ce dont la terre peut produire, donner, offrir : la flore originelle.
C’est au centre de la maison, à l’abri de la mousson, que nous apprendrons ses bienfaits, ses sortilèges.
Ici pas de lapin mais coq guerrier et crocodile que l’on respecte… d’autres légendes… lesquelles ne me ferment pas les yeux sur l’héro du peuple qui dans les quartiers pauvres, nouant les plus belles des amitiés, fait des ravages.
Raconter haut et fort ou alors en secret.
L’histoire, le conte, la fable, le Coran, la légende, le mythe.
Le petit prince.
Mais l’histoire telle qu’elle soit, existe, vibre tout au creux de la forêt primaire, forêt lyrique, forêt mystique, qui de jour en jour disparaît, parquée… et que de parcs ! nationaux, botaniques, naturels, papillons, oiseaux, oran outang, ulu, indigènes…
Pour survivre le monde doit-il être parqué ?
Et pour survivre à qui ?
Singapore
Ici la jungle est devenue pelouse, parcs, champs d’orchidée, ville éclatée.
Quatre langues, quatre religions. Et sur scène, rien ne se démêle.
- Moi ? je suis athée.
- Anarchiste ? C’est dangereux. Contre-pouvoir.
ROUND THE WORLD
November 2006 Half-December
Malaysia
The cunning spirit
And the little boy who crushed the butterflies
Muezzin background
First of all the jungle
Dense blue deep and its thousands of ants
In quests.
And its trees conversing with the stars
Within it, all things that see me that I do not perceive. A silent noise of siren’s song fills me with wonder, moves me, enchants me.
Attention.
The road continues with thousands of rubber trees… thousands of forests of rubber trees… palm oil trees plantations… thousands of forests of palm oil trees plantations …
In my Laisie, I am in search of tale and here, nobody forgot the history but everybody hides it. To believe is the done thing in many ways. And every way leads to the house-garden.
Outside is inside, inside is outside.
Open to the world, the Malay garden is ordered according to the cosmogony. One can find there all of what the earth can produce, give, offer: the original flora.
It is in the centre of the house, protected from the monsoon, that one can learn its blessings, its magic spells.
Here no rabbit, only warrior rooster and crocodile, respected… other legends… which don’t close my eyes on the “hero” of the people that, amidst the poor neighbourhoods, tying up the most beautiful friendships, does ravages.
Relate high and loud or in secret.
The history, the story, the fable, the Koran, the legend, the myth.
The little prince.
Still history whatever it is, exists, vibrates in the hollow of the primary forest, lyric forest, mystical forest, which day by day disappears, parked… and so many parks! national, botanical, natural, butterflies, birds, orang outang, ulu, indigenes…
Must the world be parked to survive?
Yet to survive to whom?
Singapore
Here jungle turned to become lawn, parks, orchid fields, burst city.
Four languages, four religions. And on the scene, nothing sorts out.
- Me? I am atheist.
- Anarchist? It is dangerous. Opposition force.